Trois familles de mineurs : 

La principale : les Maheu : les héros positifs

- le grand-père : Vincent Maheu, surnomé « Bonnemort » car il a failli mourir trois fois à la mine. Il est de l'ancienne génération, mais aussi très malade à cause de la mine qui est malsaine. Ses jambes sont abimées et gonflées d'eau tandis que ses poumons ne sont plus que deux gros morceaux de charbon, le laissant cracher noir au plus grand dégout des bourgeois. C'est un ancien haveur de cinquante-huit ans. Il a fait tous les postes de la mine et y travail depuis ses huit ans, c'est à dire cinquante ans de travail. Il est simplement exploité par ses patrons et sans rébellion aucune. Il vie dans la même maison que sa famille, mais lui est le seul à travailler de nuit

- le père : Toussaint Maheu, 42 ans, haveur comme l'était son père Bonnemort. Travailleur consciencieux, comme ses pères, depuis des générations dans la même mine, le Voreux. Il est imposant physiquement mais influençable moralement. Courageux et pleins de bon sens. C'est le mari de la Maheude, il lui est fidèle. Maheu fait partie des héros positifs de ce roman, connaissant un destin tragique comme celui que suivra presque toute sa famille. Il est tué d'une balle par les gardes armés à la fin de la grève.

- la mère : appelée la Maheude ( que l'on peut définir comme le féminin de « Maheu ») , sans vrai prénom énoncé dans le roman. Plus jeune que son mari, elle a 39 ans. Principalement, c'est la gestionnaire de la famille: elle s'occupe des comptes. Pour elle, un enfant égal une paye. Malgré un profil de femme travailleuse (mère au foyer ) et déterminée, elle est aussi protectrice et maternelle. Elle a eu 7 enfants avec Maheu, son mari. Au fur et à mesure que la grève se prolonge, une obsession grandi en elle, trouver de quoi manger. Mais elle garde tout de même ses limites : elle ne trompera jamais son mari même pour de la nourriture ou effacer ses dettes.

Leurs enfants :

- Zacharie : 21 ans, c'est le premier des enfants des Maheu. Il est l'amant de Philomène Levaque, puis deviendra ensuite son mari. Il meurt dans l'explosion dû à un coup de grisou de la mine, essayant de secourir Étienne Lantier et sa sœur Catherine, piégés à l'intérieur.

- Catherine : 15 ans, la deuxième, herscheuse au Voreux. Adolescente à la puberté retardée et amoureuse de deux hommes à la fois : Chaval et Étienne. Dans un premier temps, elle devient la maitresse de Chaval mais continue d'aimer Étienne. A la mort de Chaval, elle se donnera à Étienne juste le temps d'une nuit, avant de mourir elle aussi, entre les deux hommes de sa vie, dans cette mine inondée. Cette mine et ses patron l'auront exploité, mise à bout de force mais toujours digne.

- Jeanlin : encore qu'un enfant du haut de ses 11 ans, déjà presque un adulte, le troisième de ses frères et sœurs. Travailleur à la mine et tueur à ses heures de colère, c'est lui qui tue le soldat Jules. Il se retrouve pris sous un éboulement de charbon à la mine. Après cet accident, pour lui c'est un dérèglement complet de sa personne. Physiquement, le plus gros dégât se trouve sur sa jambe cassée. Il échappe de peu à l'amputation mais boitera toute sa vie

- Alzire : petite bossue de 9 ans, c'est la quatrième et la plus proche de son père. Travailleuse mais trop jeune pour descendre au Voreux. Principalement, elle aide sa mère dans les taches ménagères et s'occupe un peu d'Estelle la petite dernière. Elle subit comme les autres, le destin tragique d'une meurt de faim. Elle mourra d'anémie quelques minutes après l'arrivée tardive du médecin débordé.

- Lénore et Henri : ils ont 6 et 4 ans et sont les cinquième et sixième de la famille. Leurs jeunes âges leur permet de devoir rester près de leur mère, c'est ce qui les sauve de la mort. N'étant pas exposés aux danger de la mine, leurs vie paraît certaine. Ils font tous deux partie des cinq survivant sur dix, que compte la famille.

- Estelle : la petite dernière, âgée de 3 mois seulement, c'est la poupée unit à sa mère, ne pouvant encore se nourrir seule. Elle aussi fait partie des cinq survivant à leur destin.

L'anti-héros :

- Étienne Lantier : Courageux, amoureux, généreux, travailleur, bucheur, leader, prévoyant, errant et politicien charismatique. Au départ, de l'amour, la politique et du travail, il n'en a ni connaissance ni expérience. Sentimentalement catastrophique, amoureux de Catherine mais trop timide, il se rattrape en politique où il va même diriger tout un groupe de gréviste et pour cela lit et se documente beaucoup. Du côté du travail, il est volontaire avec une grande force de caractère qui lui permettra de quitter la mine où il travail avec les Maheu ( ses amis ) pour allez travailler ailleurs. Mais malgré son cumule de connaissance, à la fin, il n'aboutis à rien, sans femme, sans travail, sans logement. Il revient au point de départ.

La deuxième : Les Levaque  : voisins des Maheu

- Le père : Lui aussi est un haveur mais brutale, borné et peu intelligent. Il embrouille tout chez les  Hennebeau lors de la réunion des délégués.

- La mère : Mère de deux enfants : Bébert 12 ans et Philomène 19 ans, qui va se marier avec Zacharie, le fils ainé des Maheu. La Levaque est la maitresse de leur logeur et lors de la réunion des délégués se fait remarquer par sa saleté.

La troisième : Les Pierron

- Le père est chargeur, sa seconde femme est la maitresse du maitre porrion Dansaert. Ils apparaissent hypocrites et ambitieux. Pierron facilite les relations de sa femme pour être bien considéré par la direction.

- La brûlée : c'est la mère de la Pierronne. Elle est décrite comme une vieille sorcière.

Autre mineur : Antoine Chaval

Il est le double négatif d'Etienne, alcoolique et bestiale. Il veut Catherine pour lui tout seul et accuse à tord Etienne de coucher avec elle, puisqu'ils vivent tous deux sous le même toit. C'est pour cela qu'il décide d'emmener Catherine de force habiter chez lui. Jaloux et brutale, il la met ensuite dehors ne voulant plus d'elle. Jusqu'au bout il restera l'obstacle en Catherine et Etienne. Même mort ( Etienne le tue avec un coup de pierre sur la tête dans la mine ) il va continuer d'être là, rien que par la présence inévitable de son cadavre près de Catherine et Etienne croyant pouvoir enfin former un couple. Chaval travail aussi dans la mine avec Etienne et Catherine, c'est ainsi qu'il est devenu « l'homme » de Catherine. Lui non plus n'échappera pas à la mort.

Trois Familles de bourgeois :

La charitable : Les Grégoire : ils apparaissent comme des gens aisés et charitables, croyant faire le bien mais restant sur leurs préjugés.

- Le père : « Actionnaire oisif », c'est l'heureux rentier de la mine de Montsou. Bourgeois, il a une soixantaine d'années et met tous ses espoirs dans sa fille Cécile de 18 ans. Lui et sa femme l'adorent et rêvent de la marier à l'ingénieur Negrel.

- La mère : Tout aussi bourgeoise, c'est une maitresse de maison aidée de nombreux domestiques mais aussi très naïve. Elle ne comprend pas pourquoi les mineurs ou autres pauvres gens peuvent faire autant d'enfant car un seul c'est déjà beaucoup à s'occuper et largement suffisant. Elle aussi à environ une soixantaine d'années.

Leur fille

- Cécile : Jeune futur mariée à l'ingénieur Negrel, elle représente tout pour ses parents. Sa naïveté, son inconscience et sa générosité ressemblant à de la pitié pour les pauvres vont la tuer. En effet, Bonnemort l'étrangle de ses propres mains alors qu'elle vient avec ses parents lui apporter de la nourriture et des soins. Un seul instant, seul avec Bonnemort, a suffi pour qu'il dépose ses mains autour de son cou et l'étrangle. Cécile représente la bourgeoisie et Bonnemort les mineurs, c'est de cette manière que Zola représente symboliquement la mort de la bourgeoisie et montre que plus rien ne sera comme avant.

La conciliatrice : Les Deneulin

- Deneulin : Grand propriétaire, il possède plusieurs mines: Jean-Bart, Vandamme et Gaston-Marie. Par rapport aux Hennebeau et aux Grégoire, il est le seul à avoir conscience des difficultés des mineurs. Conciliateur, c'est le plus humain des patrons: « Il faudrait produire d'avantage, autrement la baisse se porte sur les salaires et l'ouvrier à raison de dire qu'il paie les pots cassées », mais en même temps il se montre impitoyable. Cependant, cala n'empêchera pas la grève de le ruiner.

Ses enfants

- Lucie : Fille de Deneulin, cultivée, travaille le chant.

- Jeanne: Deuxième fille de Deneulin, fait des études aux Beaux Arts.

La malsaine: Les Hennebeau

- M. Hennebeau : D'origine modeste, il a gravi les échelons de la société minière pour se retrouver directeur salarié de la mine de Montsou. C'est un ingénieur autoritaire et manipulateur. Il doit surtout sa fortune à son mariage avec Mme Hennebeau. Il apparaît souvent comme dépassé par la situation contrairement à Dennelin qui l'analyse lucidement. Il se préoccupe surtout des ses mœurs sentimentaux et est un mari soumis et aveugle.

- Mme Hennebeau : Elle trompe son mari, qui ne voit rien, avec Negrel. Elle est surement le personnage le plus antipathique de tous. C'est une grande bourgeoise, égoïste et malsaine. Méprisante, elle ne pense qu'à elle, ne se préoccupe que d'elle et, lors de la visite du Corron, vante outrageusement « les bienfaits » du patronat: « Elle s'indignait de l'ingratitude du peuple ».

- Paul Negrel : jeune amant de Mme Hennebeau et tout aussi malsain. Il joue un double jeu: à la fois amant de sa tante, sous le toit même de M. Hennebeau et défend le patron qui est bien sur M. Hennebeau. C'est aussi un jeune ingénieur promis à la fille des Grégoire, Cécile, sous la volonté même de Mme Hennebeau, sa tante. 

Deux personnages politiques:

1er extrême : Rasseneur

Ancien mineur, c'est un pro-ouvrier mais il est contre la violence dite « modérée ». Il est le propriétaire de son bar. Au tout début, ne connaissant pas Etienne Lantier, il lui refuse une chambre. Grâce aux Maheu, il accepte: Rasseneur est donc méfiant. Pour lui, la grève n'est pas une bonne idée, la caisse de prévoyance n'est pas assez remplie et la grève se fera trop tôt. La suite de l'histoire prouvera qu'il avait raison.

2ème extrême : Souvarine

Russe extrémiste. Il est anarchiste, « n'a ni dieux ni maitre ». Il veut le néant, pour lui c'est la seule solution, tout détruire avant de reconstruire: « la Terre sera lavée par le sang ». Malgré ses opinions, étonnamment, il loge dans une des chambres de Rasseneur. Dans un même lieu, Zola expose deux extrêmes.

Anne-Sophie HEBERT