Zola a écrit les Rougon-Macquart qui dénoncent les problèmes de la société. Dans Germinal, Zola dénonce les mauvaises conditions de vie des mineurs. La scène du chapitre V se passe durant une manifestation et nous présente le "défilé des mineurs". Le thème de la révolution est abordé. Alors que le conflit s'intensifie, les bourgeois, en promenade se cachent et observent la scène. Nous avons une description qui joue sur le registre épique et réaliste. Dans un premier temps nous verrons la description réaliste et enfin la transformation de la scène par le registre épique.

  En premier lieu, on voit bien que le registre réaliste est présent grâce au lexique de la peur : "souffrance" ; "s'effrayaient" ; "l'idée qu'il suffisait ... la glaçait" ; "blêmir" ; "épouvante" . La peur pour eux d'être massacrés par cette révolution. Les interrogations "d'où sortent-ils donc, ces bandits là?" et les exclamations "Quels visages atroces !" ; "Le diable m'emporte si j'en reconnais un seul !" ; "Oh ! superbe !" permettent aussi d'accentuer chaque chose. Il y a certaines expressions inattendues comme "l'agitaient ainsi qu'un drapeau de deuil et de vengeance" qui est une images très forte en parlant des petits portés par leur mère.

  Ensuite, le registre épique fait aussi parler de lui par des marques comme le lexique du sang (la couleur rouge) "ensanglantaient" ; "saignants" ; "sang des bourgeois", mais aussi celui du combat, les mineurs forment une petite armée (violence) "furieux" ; "tuerie" ; "horreur" ; "massacrât" ; "révolution" ; "barbares"... Le registre épique transforme la réalité avec des significations symboliques (valorisantes ou dévalorisantes) mais même s'il y a des images dévalorisantes, le sens de la description défend les mineurs. On trouve aussi des hyperboles "et il ruissellerait du sang des bourgeois"... Le jeux sur les images nous offre quelques comparaisons "et cette hache unique, qui était comme l'étandard de la bande" ; "saignants comme des bouchers en pleine tuerie" ainsi que des métaphores. L'animalisation des mineurs est forte dans le texte que l'on a pu étudier en cours "de bêtes fauves" ; "les hommes continuaient à galoper" ; "les hommes auraient ces mâchoires de loups, ouvertes pour mordre" ; "gros sabots". Les mineurs sont comparés à des animaux, des bêtes.

  Le texte nous démontre la haine des mineurs contre les bourgeois. L'envie de vengeance et la souffrance dues à la colère et à la faim que les mineurs ressentent. On le remarque dans la grève, dans l'attentat de Souvarine ou encore dans la castration du commerçant. C'est pourquoi, ils organisent donc cette "révolution" qui est pour eux le seul moyen de parvenir à se faire entendre malgré la peur et les conséquences que cela engendre...

Juliette M.