Emile Zola dans son roman Germinal oppose deux mondes complètement différents (celui des actionnaires issus de la bourgeoisie et celui des ouvriers qui travaillent dans les mines). Il utilise une double ironie pour insister et dénoncer ce "choc des mondes". Exemple lors de la visite des Hennebeau aux Maheu.


Tout d’abord, une ironie des bourgeois à l'égard des mineurs. Zola utilise beaucoup d'antiphrases telles que : "Une Thébaïde ! Un vrai pays de Cocagne !" il compare le coron à un lieu paradisiaque et imaginaire, ou encore, "Mais on y vivrait ! C'est carmant."
La répétition de courtes phrases comme "Ma brave femme." accentue également le caractère ironique et méprisant des Hennebeau en vers les Maheu.
De plus Zola utilise une ironie du narrateur à l'égard des bourgeois. Il dénonce leur "politesse forcée" et joue avec de nombreuses hyperboles pour montrer le dégoût et le mépris qu'ils ont pour les mineurs, pour exemples : "ahurissement de ces choses brusques qui les dépaysaient", "répugnée par l'odeur fade".
Enfin, le narrateur, dont le point de vue est omniscient, nous révèle le contraste qu'il y a entre les paroles des bourgeois et ce qu'ils pensent en réalité : "Les beaux enfants !" murmura la dame qui les trouvait affreux avec leurs têtes trop grosses, embroussaillés de cheveux couleur paille.   

C'est avec cette double ironie que l'auteur de Germinal nous montre le fossé qu'il y a entre les deux mondes qui se confrontent dans le roman : en effet les bourgeois apparaissent comme égoïstes et grossiers envers les ouvriers qui leur sont soumis.

Lucile R.